Ainsi, dans le silence, je n'ai rien à prouver.

23 septembre 2010

A bientôt, Sigfry.

Horloge

Petit E. Non, non, Amandine, je t'en prie. Ne-t'en-veux-pas. Il n'y a aucune raison de s'en vouloir. Une amitié perdue... une amitié? Va saluer ton sèche-cheveux et reviens me voir. Il n'a jamais été ton ami... Er regarde ce petit E, ridicule. Mais tu ne dois pas lui en vouloir. Tu as été comme lui. Hépatite B n'a jamais cessé d'être ton insulte suprême. Voilà pour qui tu passes. Tu voulais ton statut unique? Tu l'as. Il te déteste. Autant qu'on peut détester son premier amour. T'as tout gagné! Mais que veux-tu, tout est ainsi, tout devait l'être. Laisse-le te haïr, laisse-le aimer ces autres. Laisse-le avec elles, et garde-toi pour les capharnaüm en tout genres. Et si un jour vous vous retrouviez, tu reviendras ici, et tu t'écriras, dis. Tu t'écriras une belle leçon de vie. Maintenant, profite. Regarde la chance que tu as. Sois heureuse, sans chercher à regretter ton moindre fait ton moindre geste.

Quant à toi, Sigfry, ne me parle pas comme ça, je t'en prie.

Car moi, malgré ce brin de nostalgie ; je ris.

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14 juin 2010

Game over, petit E.

Allez, fin, game over. On efface, on recommence. Comme avant. C'est ce que j'ai toujours voulu, finalement. Est ce également son souhait ? Je l'ignore. Je l'espère.

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10 mai 2010

Tu vois, à garder le silence aux yeux des autres, on peut garder bien plus encore.

C’est bien ce que je pensais. On a tout perdu. Cette belle amitié qui nous unissait, elle a fini par s’estomper. Pour laisser place à quelquechose de plus fort, de plus grand ? Je ne sais même plus. J’étais heureuse avec nos semblants de je ne t’aime pas, moi non plus. Et bien déçue qu’ils se soient perdus. Tu vois, à garder le silence aux yeux des autres, on peut garder bien plus encore. Mais dès que le voile est levé, c’est tout qui disparaît.

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08 mai 2010

L'encre a été renversée.

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Et désormais, lorsqu’on écrit, c’est toujours pour quelqu’un. Je ne suis plus capable d’écrire un poème. Car à sa lecture, je tendrais l’oreille vers un mot de sa part. Une chanson plus belle encore qui en embellira le sens, et me parlera toujours un peu plus. Sa voix et sa manière de comprendre mes textes, et d’en faire un message. Ce que j’écris, c’est pour tous. Je ne peux plus enfermer au silence tout ces jeux de phrases. Chacun de mes mots qui s’alignent cherche son épilogue.

Alors je n’écris plus, et m’enferme un peu plus. Je redeviens celle que j’ai été, sans cesse remise en question. A trop écrire pour soi, il manque la reconnaissance. A écrire pour les autres, il n’y a plus de refuge. Je requiers, à la fois, le besoin d’un soutien, l’éloge d’une approbation ; et le secours d’un abri, rien qu’une échappatoire.

Alors tout s’éteindra.

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06 mai 2010

Quant à toi.

Qu’est ce que je fais ? Je t’aime, je m’en veux, tu me manques, je souris, j’ai peur, je t’en veux, je te hais, je te prends la main et t’embrasse en rêvant. Amandine !

J’attends tes messages, un signe, il en suffirait d’un seul, un geste, just to be reassured. Oui, je le sais, je suis insupportable. Alors ne me supporte plus, il n’est presque pas encore trop tard. Je ne suis qu’à moitié dans tes filets. Je n’aurais pas encore la force de te laisser, j’ai trop besoin de toi. Mais si tu n’es qu’une nécessité, je ne peux pas te faire ça. Je ne peux ni le faire, ni ne pas le faire. Alors je vais attendre patiemment que ce besoin de ton aide se transforme en désir. Je prie pour que ça marche. Oh, comme je prie. Enfin, c’est un bien grand mot, je conjure, je quémande, je requiers, j’adjure et je supplie. J’imagine, j’illusionne. Mais j’y crois.

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